Samedi 5 avril 2008 6 05 /04 /Avr /2008 10:30

On sait comment commence la journée, mais on ne sait pas forcément comment elle finit. Aussi, si demain soir, je ressembl à ça, il ne faudra pas vous étonné.

Forcément quand on fait ça.

Par Oisule - Publié dans : mascarades
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Samedi 5 avril 2008 6 05 /04 /Avr /2008 09:24
Ca fait des semaines que je crève d'envie de commenter la campagne de com' autour de Libqual...allez je plonge dans le grand bain.

Tout d'abord, chapeau bas, pour l'efficacité, sûr on parlera d'Angers longtemps. je suis pas bonne joueuse, mais là, je m'incline....question communication ont tout compris.

Mais...

Primo: je me demande juste si, proportionnellement parlant, on a pas atteinte les sommets de la notoriété dans le monde des bibliothèques, et non pas comme prévu, dans le monde de l'utilisateur, el primo concernio.

Oui, hein, d'abord combien de réponses à Libqual vous avez  récoltées les angevins?

Deusio, je me suis dit que ce serait rigolo d'aller remplir le questionnaire, juste pour voir.....Mais aaaarrrrghh, punaise, ils parlent quelle langue les sondeurs, c'est quoi ce tableau de fous...??

Alors là, ça se complique:

2.1. est-ce que vous êtes sûrs que c'est pas des bibliothécaires farceurs qui ont remplis les questionnaires, voire des usagers sortis des tombes?

2.2. est-ce que vous avez conçu un questionnaire pour tester le niveau de compréhension du questionnaire Libqual? non parce que franchement il faut un haut degré de logique pour distinguer "niveau minimum de service acceptable", "service désiré" et "service perçu"..avec des échelles par dessus le marché...

Et puis surtout derrière ça, j'aimerai savoir quel dépouillement sera réalisé. Parce que si c'est du même tonneau que les analyses des sondages d'opinion en période éléctorale on risque le capharnum d'interprétation.

Dans le fonds, j'aimerai savoir quelle est la réelle  valeur ajoutée d'un tel processus.

Car si la machine decrypte bien le langage humain, pas sûr que l'humain décrypte le langage requis par la machine.
Par Oisule
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Vendredi 15 février 2008 5 15 /02 /Fév /2008 12:38
Un rapide post au sujet de la dernière petite merveille de Sarkozy dont j'ai entendu parler,  à savoir le travail de mémoire  chez les enfants  en CM2 dans la prise en charge d'une enquête sur un enfant  exterminé et les origines  et les contextes de cet évènement.

Je voudrais distinguer ici deux éléments:

- le propos explicite: il est question encore une fois du devoir de mémoire qu'il n'est nul besoin de remettre en cause. Bien sûr qu'il faut transmettre aux enfants la mémoire de notre histoire  y compris la plus noire. Moi-même,  qui était il n'y a pas si longtemps dans les rangs de ceux qui parennent, je me souviens que la transmission  était  réalisée avec beaucoup  de sérieux par nos professeurs.
Si je proteste donc sur la décision de M. Sarkozy, ce n'est certes pas sur le fond qui reste essentiel , quel qu'en soit l'initiateur.

- En revanche, je m'insurge contre les manières de M. Sarkozy, qui sous préteste d'occuper une haute fonction, fait montre de vouloir occuper toutes les autres. Car M. sarkozy, gouverne à la place du gouvernement et une fois de plus, outrepasse ses fonctions en dictant les obligations de chacun.
Le mérpis des circuits institutionnels est une fois de plus manifeste.

Utiliser le registre émotionnel pour s'emparer de pouvoir à tort et à travers, est particulièrement fallacieux et impardonnable.




Par Oisule
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Vendredi 4 janvier 2008 5 04 /01 /Jan /2008 09:36

Entendu sur France Inter ce matin (tout est approximatif hormis la transition véridique)

Les Titres : « […] un bar à chicha de Metz projette de porter plainte contre l’état pour préjudice lié à la loi anti-tabac. Le bar ne fonctionne que grâce à la consommation de chicha, café et thé, ne permettant pas à ses propriétaires de vivre. X le tenancier témoigne : « J’ ai mis toutes mes économies dans l’achat de ce bar,  qu’est-ce que je vais faire maintenant à 56 ans, il va falloir que je cherche un autre travail […] »

Et là, transition très fine et intelligente du journaliste :

« du travail, il y en a dans les stations de ski qui connaissent une fréquentation record depuis le début de la saison […]».

 

Réaction potentielle de l’auditeur, dont les neurones ne sont pas encore bien éveillés à cette heure matinale (7h) :

 

« ah ben, oui, ça c’est vrai, de quoi il se plaint le bonhomme après tout, si il veut du travail, il peut aller en chercher la-bas »

 

Non mais, c’est quoi ce délire !!!

Je suppose que le journaliste qui a balancé cette transition est suffisamment intelligent pour savoir que :

 

-         les humains ne sont pas interchangeables, et qu’ils possèdent certains savoirs-faire, qui leur permettent d’exercer une activité singulière, et non pas n’importe quel boulot.

-         le ski et la chicha, ça n’a à peu près rien avoir, imaginez le désarroi des skieurs, si un fournisseur de chicha se mettait à tasser leur piste.

-         Les stations de ski, fournissent du travail de façon saisonnière,(alors peut-on vraiment inciter les individus à aller y chercher du travail?)

-         Les stations de ski, sont une hérésie écologique dont la fréquentation devrait être déconseillée dans un pays qui se gargarise avec un grenelle de l’environnement.

 

Alors pourquoi ne pas en faire profiter l’auditoire…

 

Moralité :

Il vaut mieux pas de transition du tout, qu'une transition d'abruti.


Par Oisule - Publié dans : Scènes de la vie sociale
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Vendredi 4 janvier 2008 5 04 /01 /Jan /2008 09:03

Quand j’étais enfant je me souviens de ma mère qui me disait que tous les bars, brasseries restaurants étaient obligés de fournir un verre d’eau à qui venait leur en demander. Je me souviens qu’elle-même en réclamait au comptoir quand je lui demandais de boire en balade. Ces scènes me remplissaient d’une certaine honte, celle de celui ou celle qui quémande. Je ne m’imaginais pas que ce que m’inculquait ma mère tenait d’une certaine notion de « tissu social ».

 

L’eau était alors un bien quasi public, et si tel n’était pas le cas, il paraissait au moins normal d’en dispenser autour de soi. Aujourd’hui ce n’est visiblement plus le cas.

 

La bouteille d’eau de 50 cl. peut coûter jusqu’à 1,80 € dans un snack de Marseille. Dans les trains, si vous allez voir le barman et que vous lui demandez poliment un verre d’eau, voilà ce qu’il peut vous répondre, sur un ton exaspéré, râleur et peu engageant :

 

« Mais mademoiselle qu’est-ce ce que se passerait si tout le train venait réclamer un verre d’eau comme vous ? » (peut-être que la SNCF et la compagnie des WL verraient de bon ton de proposer une fontaine à eau à leurs voyageurs… ?)

« Je n’ai pas le droit de donner un verre d’eau. Tenez ! je vais vous dire ! je n’ai pas le droit de donner un verre d’eau, même pas avec un café ! bon ! mais je vais vous en donner un quand même ! »

Remarquez que l’attitude du râleur consentant ne m’est pas parfaitement inconnue et que je l’ai probablement rencontrée plusieurs fois auparavant. Pour le définir en quelques mots, je dirais que c’est celui qui tout en opposant une râlerie plus ou moins violente à la demande qu’on vient de lui faire, finit tout de même par y accéder. On peut légitimement se demander pourquoi le râleur consentant râle. Qu’est-ce que veut dire cette râlerie, s’il finit par consentir. Il ne m’a pas attaquée, n’a pas reconnu ma demande comme illégitime. Donc il se pourrait que malgré lui, ou malgré sa position, il la comprenne ou alors conçoit-il que derrière la règle des wagons-lits il y a malgré tout un savoir vivre humain qui ne permet pas de refuser un verre d’eau, quelle que circonstance que ce soit.

Cet épisode laisse présager plusieurs faits désastreux…

-         la situation va aller en empirant et de plus en plus nombreux individus trouveront normal de refuser un verre d‘eau

-         le prix de l’eau étant en train de grimper de telle manière, que le seul coût d’un verre ne serait plus du tout insignifiant en lui-même et qu’il nécessiterait d’y réfléchir à deux fois

Je pense à ma mère et aux notions sociales qu’elle m’a inculquées, des notions sociales qui n’ont rien à voir avec la pitié ou avec la charité, mais avec quelque chose de beaucoup plus trivial, défini par Kropotkine, en tant que capacités d’une espèce à sauvegarder l’existence de tous ses individus, autrement dit la capacité d’une espèce à se sauvegarder elle-même.


Par Oisule - Publié dans : Scènes de la vie sociale
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